Ah, les collègues...
Hey les gens! En ce jour de premier juillet, jour s'il en est, ensoleillé, je vais recommencer à vous raconter ma life... Heureux lecteur, cache ta joie profonde...
Oui, les oiseaux chantent, le soleil brille, les bras cuisent ou brûlent et je bosse encore. Contrairement aux rumeurs persistantes, les vacances pour les élèves, comme pour les professeurs, ne débutent que le 3 au soir, soit le 4 juillet au matin! Alors, marre d'entendre que les grands départs ont eu lieu ce weekend, bordel de merde! ( oups, j'ai dit un gros mot compte triple!) envoyez vos enfants en classe, on pourra bosser plutôt que faire de la garderie!!! Moi pas la fibre d'un G.O, j'ai donné pendant mes études, merci.
* se recoiffe après ce coup de gueule inopiné *
* se demande si elle n'aurait pas effrayé son lecteur pris par surprise *
*se marre en se disant que "tant pis, s'il n'a plus l'habitude, ça revient, c'est comme le vélo!"*
Tant que j'en suis à me plaindre et à râler, je poursuis. L'année est finie. ( pas tout à fait, je le rappelle bordel de merde ( et j'ai re-dit un gros mot compte triple) C'est marrant les blagues qui reviennent non?)) Vous savez combien je suis bien entourée sur mon lieu de travail...
Avant que les choses ne changent, je vous brosse le tableau objectif final avec commentaires de mon cru.
Dans le monde magique de l'Educ Nat il y a quelques spécimens formidables:
Je vous ai déjà parlé de mon chef incompétent ( Grand Sachem qui reluque les seins de ses squaws), inutile donc de m'étendre ( pfiou, ce serait un peu sale par ailleurs...) sur le sujet, si j'ose dire... Puisque des gens qui glandent et le font mal en sus ( non, y a pas de référence sexuelle dans cette phrase).
Je vous ai aussi parlé de ma collègue hystérique qui fait cours porte ouverte et hurle de sa voix nasillarde tout en terrorisant les petits de ses yeux globuleux. Et bien cette charmante collègue a aussi la fâcheuse manie d'être versatile, du verbe retourner sa veste pour le plaisir de prendre les autres pour des cons. Soit, mis en situation, quelqu'une qui déteste quelqu'un puis s'en vient gentilement le lendemain faire des mamours incroyables à la dite personne. Autant dire que ça me révulse à un point incommensurable. En plus, elle est moche comme un pou, ouh, ça c'était mesquin, gratuit et bas mais que ça fait du bien, sac à papier!
Sa nouvelle meilleure amie est une collègue bilingue. English is sa life! Pas la mienne, hein, l'autre. Celle-là, je ne peux pas la blairer. En plus de son incompétence notoire ( elle a mis dix minutes à saisir les règles du tournois de sport de ce matin. Règles saisies par les élèves en dix SECONDES... Oui, la balle au prisonnier c'est compliqué! Et je jure que là, je n'exagère pas!!! Alors imaginez un peu combien de temps elle met pour ramasser deux papiers pour un passage en cinquième!) elle a la désagréable habitude de piquer les époux ou compagnons de ses petites camarades. Bouh, la vilaine. Sauf qu'elle aime particulièrement les hommes pris, de préférence les maris de ses collègues. Ah, oui, lecteur, ça met une ambiance formidable en salle des profs, un truc de malade. Ce qu'elle a refait récemment, sous le nez de tout le monde, entrainant une séparation avec un petit garçon de sept ans au milieu qui ne demandait rien à personne. Pas joli joli, surtout quand on se présente en victime perpétuelle de la méchanceté des autres et qu'on est déjà casée et qu'on en fait tout un pataquès. " Je comprends pas personne ne m'aime et ne me parle... Personne ne vient à mon pot de départ..." Ben tiens, va comprendre Charles. En soit, les gens font ce qu'ils veulent de leur vie, entendez lisez-moi bien... Là où ça me dérange, c'est quand ça touche mes amies et quand les élèves sont au courant et surprennent les amants en plein ébat dans le cadre de mon établissement! Oui, c'est dégueu', je sais, ça me choque terriblement! Et rien n'est fait nulle part!!! Nenni, pas un rappel à l'ordre, pas un blâme, pas une remarque de la hierarchie... (Voir point numéro 1 et la référence au chef...) Bref, notre amie bilingue a eu sa mutation pour rentrer chez elle " dans la civilisation"! Grand bien te fasse, bon vent! Remarque, lecteur, qu'à aucun moment je n'ai insulté cette briseuse de ménage ... Admire ma mansuétude! T'admire pas? Ah...
* moue déçue *
* se dit que le prochaine fois elle ne se gênera pas pour lancer le chapelet d'insultes qu'elle a en stock pour qualifier cette fille de joie en solde ( puisqu'elle ne se fait pas payer, enfin, j'espère...) *
Bref, c'est Santa Barbara dans mon collège.
* Rougit en se rendant compte qu'elle trahit son âge puisqu'elle connait Santa Barbara *
Donc mon amie nymphomane et sa copine hystérique sont entourées de LA collègue dépressive. On en a tous une... mais si, celle qui arrive avec une tête d'enterrement tous les jours et ose te demander de la prévenir la prochaine fois que ton grand-père meurt, pour qu'elle puisse rattraper des heures ( VERIDIQUE hélas!), celle qui est toujours fatiguée, épuisée, qui travaille des heures entières mais est toujours dé-bor-dée alors que quand tu regardes ses cours, y a rien. Celle qui est parano aussi et croit que tout le monde s'acharne. Celle qui ne supporte plus les élèves et les renvoie à tour de bras et ne comprend pas pourquoi ils sont mauvais. Ben tiens, s'ils passent leurs cours dehors, je ne vois pas comment ils peuvent progresser... Mais ce n'est qu'une opinion...
Et pour finir, il y a aussi la GENTILLE... qui pèche par excès de " je ne veux pas créer de problèmes, je ne me mouille pas, je ne veux rien savoir mais tout entendre" La pire de tous, la championne de la faux-culserie, le maestro du sourire forcé... INSUPPORTABLE!
Bien évidemment, ce joli monde souffre d'hypocrisie maladive mais aussi, et hélas d'un manque de discrétion assez affligeant... Ce qui fait que quiconque doté d'oreilles est capable de savoir ce qu'elles pensent des autres... et d'en tirer les conclusions qui s'imposent.
Amusant, non? Ma vie professionnelle cette année fut... "enrichissante" au niveau de la découverte de la nature humaine.
En revanche, j'oublie volontairement de vous dresser les portraits des collègues adorables et majoritaires. Ceux qui sont compétents et efficaces, ceux qui sont amusants, ceux qui sont disponibles, ceux qui sont souples, ceux qui sont désopilants, ceux sur lesquels on peut compter, ceux et celles qui deviennent des ami(e)s, ceux qui vous adoptent comme leurs enfants... Grâce au ciel, ils sont plus nombreux que les trois ou quatre monstres dégénérés et dénaturés... ( pfiou, ça c'est une tirade! * s'auto-adule *) Hélas, ce sont les monstres qui parviennent à vous pourrir la vie. Heureusement que les autres sont là.
C'était Langue de Pute, pour vous servir... ;
Ca fait un bien fouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu :)

Par Sév', Mardi 1 Juillet 2008 à 16:31 GMT+2 dans Working-girl (article, RSS)

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